vendredi 8 mai 2009

Sweet sex teen



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Ai classé les livres par thèmes, puis par couleurs et finalement par tailles, ai failli m'étouffer dans mon sommeil, ai même trouvé ça divertissant. N'ai pas trouver la dite lettre d'amour dans son Perfecto, ni mon billet pour l'Argentine. N'ai toujours pas oublier cette odeur de musc et de tabac sur ses vêtements, les « Tu bandes » et « Deux sucres Bonnie ».
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Ai donc revu R, sans substances interdites, boudé un peu son départ puis oublié. Ai assisté à la chute d'une presque-grande-personne, suis restée silencieuse. Ai camouflé les larmes tantôt avec un bon anti-cernes, tantôt avec une bonne margarita. Ai passé une semaine presque normale, entre les draps. N'ai pourtant pas eu de relations sexuelles. Suis anormalement à bout de souffle.

mercredi 6 mai 2009

Save Us

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Pour écrire le premier mot, il fallait déjà avoir traversé tous les sentiments, de l'amour à la colère, de l'angoisse à la plénitude, de la haine à l'indifférence. Et en être sorti. Il faut se rappeler à quel point l'on donne lorsque l'on veut manquer, à quel point le temps nous dégrade, et, par quelle force nous continuons.




lundi 13 avril 2009

Cruel Summer




Les retrouvailles furent brèves. Menacées. Le temps, dilapidait nos souvenirs, chaque jour un peu plus.
Les semaines passées en retrait Du Monde m'offraient néanmoins quelques privilèges. Je me tenais à l'écart des commérages, de V, et plus que tout de M, la veuve éplorée, que chacun s'efforçait de prendre sous son aile. Foutaises.
Mes absences à répétition m'autorisaient à déléguer, sans scrupule, la tâche à d'autres, plus offrants, que la compassion et l'art d'aimer n' avaient pas encore ravagés.

Même les gens beaux m'apparaissaient ternes, vides, et fatiguants. Et, prendre la fuite, semblait ici la solution la plus avenante face à l'ennui...


C'était un peu avant qu'il ne fourre sa langue dans ma bouche.

mardi 7 avril 2009

April

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Et de tous les cris ignorer les tiens.
Ignorer quels battements font les coeurs sur les quais de gare, lorsqu'ils se retrouvent ou se quittent. Ignorer que l'on devient terne, chiant, fade, pute et que la nuit, les larmes ne fleurissent plus. Soigner sa désinvolture et mépriser les gens négligents. Flirter avec la crise, avec le mal(e) et ignorer, surtout ignorer, que l'on perd.
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Favorite: The Basement Jaxx_Lisa Kekaula. Good Luck.

mardi 10 mars 2009

Il fait un temps à

C'est comme cela que procèdent les actrices dans les séries B. Elles choisissent le plus beau carton, pas forcément le plus grand, juste de quoi empaqueter deux ans de vie commune. CD, fripes et romans ringards.
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Issue impraticable dans la réalité, où le comment mettre Paris toute entière dans une boite à chaussures ? J'envisage d'ouvrir un musée ou un sanctuaire dédié aux histoires post-romantiques.

mardi 17 février 2009

Gentiment, je t'immole

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Ô combien j'ai voulu explorer les abysses de tes pensées. Chaque lambeau de ton encéphale, je te l' aurai soigneusement ôté. J'aurai lavé ta mémoire, sale, de mes délicates attentions et fait un grand feu de tes présents inutiles. Je t'aurai regardé te tordre de douleur devant le crépitement des flammes et mes yeux verts, qui ne pleurent pas. J'aurai certainement ri de ce spectacle, puis, sur ton corps exquis, marqué au fer, les douces voyelles de celle qui ne pardonne pas. Laisse moi conduire pour la dernière fois, la valse des enragés et déposer ma macabre poésie, dans les sillons de ta gorge. A ton Épitaphe injuriée; "On ne badine pas avec l'amour". Point.


samedi 14 février 2009

A.

Les Hôtels improbables sont devenus de véritables lieux de culte à mes yeux. "Intemporels et ésotériques" disait A. Depuis sa mort, M et moi avions pris l'habitude de réserver une chambre, une fois par mois. La découverte du lieu provoquait chez nous une sorte de jubilation inexplicable. Bien que parfois glauques, ces nuits étaient une sorte de pèlerinage. M prenait des photos de chacune de nos visites nocturnes. Elle me parlait de tout, de rien, de A; me faisait écouter des podcasts marginaux, et je n'émettais aucune opinion sur ses goûts de chiottes. J'enfumais la salle de bain, lorsque celle ci n'était pas sur le palier et je lui donnais la permission de se saouler et de m'embrasser, avec la langue, quelques fois.



C4.C307





Les Gaia d'Este à la main je montais quatre à quatre les marches de l'escalier. Labyrinthe interminable. Trois (cents six) étages plus tard, la moquette humide a étouffé le clac clac de nos escarpins. Les vendeuses de rêves ne dorment pas, elles passent la nuit. M regarde les tableaux qui tapissent les murs et détournent l'attention des rideaux jaunis. L'endroit est filmique, et nous osons à peine évoluer dans l'espace, de peur de froisser le décor. Les sacs restent clos, et les conversations aussi. Les vapeurs d'alcool se diluent lentement dans l'atmosphère, M ne parle plus.


Et pour la première fois, nous nous offrons à ces draps vierges. Loin du lit conjugal, céleste, de M et A; immergeant nos deux corps, frêles, pâles et sans hivers. Et je rêve que ces étoffes de cotons nous avalent, pour de bon.